Scot en synthèse

Tirer profit des atouts du territoire pour développer l'économie, créer une dynamique territoriale globale, redynamiser les villes et les bourgs, s'engager dans la transition écologique et énergétique, tels sont les éléments phares du projet politique du Scot voulu par les élus.

QUEL EST LE PROJET
politique du scot ?

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Un positionnement stratégique pour l'économie

L’attractivité du Seuil du Poitou dépendra de sa capacité à préserver et à renforcer son dynamisme économique. Sa position de carrefour est un avantage certain qu’il faut exploiter en cultivant son accessibilité.

Le territoire doit aussi valoriser ses pôles d’excellence (pôles d’enseignement, recherche et innovation), s’appuyer sur les fonctions métropolitaines, le tissu et les savoir-faire industriels, le thermalisme, et créer des synergies entre Poitiers, Châtellerault et le pôle économique du Futuroscope.

En parallèle, il s’agit de développer le tourisme de destination et de mettre en réseau les sites, circuits et produits d’intérêt touristique.

Enfin, le développement économique du territoire passe par la préservation et valorisation de l’activité agricole et agroalimentaire dans le respect des ressources naturelles, et le développement de l’agriculture de proximité et des circuits courts.

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Des villes et des centres-bourgs renouvelés et de qualité

Les élus ont intégré la problématique de l'affaiblissement des centralités historiques des villes et des bourgs. Aussi, le projet prévoit-il une stratégie globale destinée à les revaloriser :

  • limiter l’extension urbaine en priorisant le renouvellement urbain (remobilisation de logements vacants, de terrains ou bâtiments sous-occupés ou abandonnés). Parallèlement, une évolution des formes urbaines s'impose pour optimiser le foncier et produire un habitat plus dense mais aussi plus qualitatif et attractif pour les habitants,
  • créer des espaces de vie, des animations et des aménagements de qualité dans les centralités,
  • préserver la qualité des paysages.

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Créer une dynamique sur tout le territoire

Les élus ont opté pour un développement solidaire, reposant sur une répartition équilibrée de l’habitat, de l’emploi et des services. L’objectif est en effet de rapprocher les rythmes de développement des secteurs urbains, ruraux et périurbains, sans chercher pour autant à les niveler.

Cette ambition se décline à travers une bonne desserte numérique pour les habitants comme les entreprises, ainsi que des transports collectifs structurants et efficaces (TER, bus express) doublés de conditions propices à l’usage du vélo et à la marche. Le projet anticipe les futurs besoins en logements, qu’il souhaite diversifiés dans leur localisation, leur taille et leur statut d’occupation (location, propriété, hébergement temporaire).

Il fixe un cadre pour des commerces attractifs et diversifiés dans les centres-villes et centres-bourgs, une offre complémentaire dans les zones commerciales périphériques et le maintien d’une offre en zone rurale, notamment grâce aux marchés et à la vente directe.

Enfin, le projet poursuit l’objectif de moderniser les zones d’activités économiques (ZAE) existantes et de promouvoir le développement de quelques ZAE de qualité et bien situées, afin d’accueillir les entreprises dans de bonnes conditions.

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Des ressources naturelles valorisées

Les enjeux de la transition énergétique et écologique ont mis en évidence des besoins de préservation, de valorisation et d’aménagement du territoire, lesquels vont permettre de concourir à améliorer son attractivité.

L'un des axes forts repose sur la volonté de maîtriser les consommations d’énergie (usage des transports alternatifs à la voiture solo, réhabilitation du parc ancien) et de développer les énergies renouvelables ainsi que l’économie circulaire.

En parallèle, la trame verte et bleue doit être préservée et renforcée. La biodiversité à la campagne et en ville est garante de l’équilibre des écosystèmes et permet également de lutter contre le changement climatique, les inondations, ainsi que d'atténuer les effets des canicules.

Le projet prévoit également de réduire la vulnérabilité aux risques technologiques, de protéger la ressource en eau et de sécuriser l'alimentation en eau potable.

QUELLE TRADUCTION RÉGLEMENTAIRE
du projet politique ?

Le DOO (Document d'orientation et d'objectifs) est le volet opposable du schéma. Composé des 52 objectifs ci-dessous, il répond à une double finalité : traduire règlementairement les grandes orientations du PADD, tout en remplissant les obligations fixées par le Code de l’urbanisme. Le DOO reflète donc l'ambition du Scot qui est de créer un projet de territoire durable, capable de relever les défis de la transition énergétique, écologique, économique et sociale. À travers le DOO, sont également définis les grands équilibres entre les différents espaces du Seuil du Poitou, et les conditions pour un développement urbain maîtrisé, moins consommateur d’espace.

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Objectifs du DOO pour assurer un aménagement cohérent du territoire

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La synthèse du DOO :
UNE AMBITION COMMUNE

Le Scot scelle une vision d’avenir partagée et marque un engagement local dans les transitions écologiques, climatiques, numériques et sociétales. Il propose de relever un certain nombre de défis majeurs dont dépendra la qualité de vie sur le territoire dans les 15 ans à venir : articulation entre urbanisme et transports, animation des centres villes et centres-bourgs, accessibilité à l’emploi et aux services, préservation de la biodiversité et des paysages, développement des énergies renouvelables, utilisation responsable et raisonnable des ressources en eau, en foncier, en énergie…

Comment le Scot agit-il concrètement dans ces différents domaines ? Voici une synthèse du Document d'orientation et d'objectifs.

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LUTTER
CONTRE L’ÉROSION DE LA BIODIVERSITÉ

Pour préserver la biodiversité et favoriser sa restauration, le Scot définit de nombreux objectifs. Il demande que certains milieux tels que les bois, les forêts, les landes, les zones humides et les cours d’eau soient protégés de l’urbanisation (constructions, aménagements).
D’autres milieux, comme les bocages, les plaines agricoles ouvertes ou encore les espaces dotés d’une forte densité de mares ou de cavités souterraines, devront faire l’objet d’une vigilance particulière par la protection de certains éléments essentiels à la biodiversité, sans pour autant que soit gelé tout développement urbain.

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PRÉSERVER
LES ESPACES NATURELS ET AGRICOLES

Pour préserver les terres agricoles et éviter un étalement urbain trop important (source de dépendance à l’automobile et donc d’émissions de GES, de coûts d’équipement en réseaux divers…), le Scot fixe plusieurs objectifs chiffrés : produire au moins 35 % des logements sans artificialiser les sols, résorber d’au moins 0,2 % par an le parc vacant dans les secteurs géographiques où la vacance est élevée et mobilisable, ou encore construire sur des parcelles plus petites que dans les dernières décennies, et réaliser des opérations aux densités variées (en moyenne 12 à 28 logements/hectare).

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DIVERSIFIER
L’OFFRE DE LOGEMENTS

Pour faciliter l’accès à un logement adapté aux différentes étapes de la vie, le Scot demande une diversification de l’offre. Par exemple, un développement des logements familiaux doit être recherché dans les villes centres, tandis que le logement locatif à coût maîtrisé doit être développé dans leur périphérie proche ainsi que dans les pôles d’équilibre. Ces objectifs sont notamment traduits au travers des Programmes locaux de l’habitat dont se sont dotés Grand Châtellerault et Grand Poitiers.

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RENDRE LISIBLE
L'OFFRE D'ACCUEIL ÉCONOMIQUE ET LA RATIONALISER

Pour davantage de lisibilité de l’offre d’accueil économique, le Scot limite le nombre de parcs économiques structurants (pas de création exnihilo) et les hiérarchise en trois niveaux. Il permet également le développement de pôles économiques spécifiques (tertiaire, loisirs, services), de zones artisanales de proximité et d'entreprises isolées
existantes.
En parallèle, le Scot incite, lorsque cela est possible, à intégrer davantage les activités économiques dans les espaces urbains mixtes, notamment dans les centralités où les services peuvent alors profiter aux résidents et visiteurs comme aux entreprises.

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REDYNAMISER
LES CENTRES-VILLES ET LES CENTRES-BOURGS

Pour revitaliser les centralités urbaines et rurales, le Scot combine plusieurs objectifs, tels que la lutte contre la vacance dans le logement, un urbanisme recherchant le confort microclimatique, une implantation prioritaire des activités et des services dans les centres, mais aussi le renforcement de la place de la nature en ville en alliant fonction récréative de certains espaces publics et refuge pour la biodiversité par exemple. En particulier, le Scot fait des centralités les lieux prioritaires de l’implantation de commerces de toute taille, et réserve les zones commerciales de périphérie aux commerces dont le fonctionnement et la dimension ne permettent pas une implantation en centralité.

C’est ainsi qu’en dehors des centres et des zones commerciales existantes, le Scot demande d’éviter toute implantation commerciale qui viendrait, par effet d’opportunisme, s’installer sur un axe de flux sans contribuer à l’animation des espaces urbains.

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DÉVELOPPER
LES MOBILITÉS ALTERNATIVES À LA VOITURE INDIVIDUELLE

Pour permettre le renforcement des transports collectifs et le développement des déplacements doux, le Scot agit dans plusieurs directions. Premièrement, il pose le principe de liaisons de transports collectifs (TC) structurantes entre les principaux pôles urbains et ruraux du territoire, qui sont également les lieux désignés pour envisager prioritairement l’implantation d’équipements et de services structurants, ainsi qu’un développement résidentiel plus affirmé. Cette articulation entre urbanisme et transport permet d’accroître le nombre d’usagers potentiels des TC, et d’entrer dans une dynamique positive.
Deuxièmement, il favorise l’intermodalité, en demandant que des pôles d’échanges (voiture - modes actifs - TC) offrant des possibilités de stationnement soient programmés dans les documents d’urbanisme locaux, en particulier dans les neuf pôles d’équilibre du territoire. Enfin, pour encourager les mobilités douces, le Scot demande que soit programmé l’aménagement de liaisons piétonnes ou cyclables vers les zones résidentielles dans un rayon de 1 km à pied et 4 km à vélo autour des centralités, pôles d’équipements ou d’activités, gares et arrêts de bus.